Publié le 07/08/2019 à 14:00 / TD journaliste

Concours départemental d'élevage

Maëlle Candy, en études à la MFR de Mozas se présente pour la première fois à un concours agricole. Ces deux blondes d’Aquitaine seront au concours départemental de Saint-Chef le 24 août prochain.

Maëlle Candy travaille en alternance sur l'exploitation de son père à Panossas. Ils élèvent, avec son oncle, une trentaine de blondes d'Aquitaine et limousines ainsi que 4 400 volailles de chair label rouge et cultivent une centaine d'hectares de céréales. A 17 ans, elle entrera en septembre en terminale CGEA (conduite et gestion d'une exploitation agricole) à la Maison familiale et rurale de Mozas alors qu'elle est en alternance depuis la 3ème. Elle a pour objectif de travailler sur l'exploitation familiale... et de faire des concours. « J'ai toujours aimé ça. J'aime aller à la foire de Beaucroissant et au Salon de l'agriculture. Avec ma classe, on avait dû participer à un concours et j'avais adoré », explique-t-elle.

Si l'envie était là, il fallait attendre le bon moment. « Mon père n'est pas très intéressé par les concours mais si cela me plait, il me soutient. Et cette année, l'installation de mon oncle dans l'exploitation me laisse un peu plus de temps pour me préparer. En plus, je peux conduire le tracteur ». Cette année, elle se présente pour la première fois au concours départemental de Saint-Chef, « une belle opportunité car c'est à côté de chez moi et cela facilite le transport ».Elle emmène avec elle deux blondes d'Aquitaine, deux génisses de trois ans « J'ai choisi les plus belles mais aussi les plus pratiques. Les plus jeunes ne sont pas à côté pour travailler et les mères ont encore leur veau. Et puis je suis seule à les dresser ».

Une jolie vitrine pour la race

Peu à peu elle les apprivoise et va bientôt apprendre à les faire marcher. Pour apprendre, elle échange avec les collègues. Même si elle est déjà conquise par ses vaches. « Les blondes ont beaucoup de caractère. Elles sont très têtues par rapport aux limousines mais sont très gentilles et un peu craintives. » Et côté viande, elles ont un très bon rendement carcasse et c'est une vache lourde. En plus, les vêlages seraient facilités car les veaux sont fins et grossissent rapidement dans les semaines qui suivent. Pourtant, il y a peu de blondes d'Aquitaine en Isère.

Maëlle Candy est bien motivée pour changer les choses. « Je veux faire évoluer la race et faire de la sélection. Le concours départemental, c'est déjà une jolie vitrine ». D'ailleurs, avec le peu de vaches, ce sera davantage une présentation de la race qu'un concours à proprement parler. Qu'à cela ne tienne, l'adolescente a de la suite dans les idées. « Il y a un syndicat de race mais il y avait très peu d'effectif et des difficultés à mobiliser. J'aimerais bien relancer tout ça ». Pour elle, un syndicat de race actif permet de mobiliser, de faire des visites d'exploitation, des voyages et d'échanger. Et quand bien même elle n'aurait pas pu se présenter cette année, « c'est sûr que je l'aurais fait plus tard ! ».

Virginie Montmartin
Mots clés : BLONDE D'AQUITAINE CONCOURS DEPARTEMENTAL D'ELEVAGE SAINT-CHEF SYNDICAT DE RACE MAELLE CANDY RACE À VIANDE
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